Dans le cadre de l’adoption internationale, certains pays d’origine qui préconisent une formation obligatoire des parents adoptants avant l’adoption l’ont bien compris. En effet, sur le plan juridique, la Convention de La Haye (art. 5, a et b) impose aux pays d’accueil de ne communiquer aux pays d’origine que les dossiers des futurs parents « qualifiés » , ayant été « entourés des conseils nécessaires ». En droit international, les autorités centrales portent donc la responsabilité, à l’égard des autorités des pays d’origine, de la qualité de la préparation des futurs parents. La plupart des autres pays d’accueil ont traduit cette responsabilité en termes légaux par l’imposition d’une préparation obligatoire, professionnelle, interdisciplinaire, de qualité et engageante pour les futurs parents. Certaines autorités d’origine (colombienne et russe par exemple) imposent elles-mêmes une préparation obligatoire aux futurs parents souhaitant adopter un enfant de leur pays.

La nécessité de préparer les futurs parents, puis de les accompagner, devient donc maintenant une évidence au vu de :
- Du profil des enfants adoptables, de plus en plus âgés, parfois en fratrie ou avec des problèmes de santé, toujours marqués par un abandon et une vie plus ou moins chaotique sans référent parental, suppose une adaptation spécifique des futurs parents;
- L’augmentation des demandes de guidance parentale dans les consultations spécialisées;
- Les apports scientifiques récents sur la vulnérabilité du lien parent/enfant dans certaines nouvelles parentalités ;
- Les enquêtes faites auprès de ces nouveaux parents;
- Un certains nombres de rapports récents nationaux et internationaux prônant des guidances parentales systématiques.
Si tous ces repères changent et déstabilisent, ce qui ne change pas, c’est la nécessité d’accompagner les parents ou futurs parents par des tiers professionnels aussi bien dans le cadre de l’adoption internationale que dans celui de l’adoption nationale.
Et si la France propose, par le biais des Conseils Généraux, des associations et des OAA, un accompagnement des candidats, elle manque d’une formation structurée comme il en existe dans d’autres pays d’accueil (Belgique, Suisse, etc.). Alpa-le fil d’or se propose aussi, d’être à cette place.


